Recueil de notations

Retour du soir (21 août 2013)

In Notation de la vie quotidienne, Sarcelles, Transports on 21 août 2013 at 21 h 44 min

Sans titre

Ivry, 19h02. — Je travaillais benoîtement dans mon bureau sans mesurer, dans la lumière d’été, qu’il était si tard. Me voilà donc renouant avec ce 132 dont le nom du premier arrêt me plaît tant: Voltaire. C’est encore une lumière diurne qui rayonne, forte et douce à la fois. Le crépuscule semble si loin… Les gens affichent des tenues d’été et un air détendu. Il fait bon. On croise un tram en franchissant de fluides Maréchaux. Même une vindicative demoiselle d’une deuzaine d’années ne saurait attenter à notre sérénité.

Voici Bibliothèque-François Mitterrand. La ligne 14 passe la station Saint-Émilion sans que personne ne voie rouge. (Annonce peu audible d’un incident… qui semble toucher une autre ligne RER que la D — lâche soulagement.) Gare de Lyon: descente à gauche. Il est vrai que j’arrive de François Mitterrand. Jonction quasi mathématique avec le RER D. Quand je vous le dis: un inaltérable moment de bien-être!

La rame du RER a emmagasiné la chaleur, mais rien à voir avec les étouffantes brûlures de juillet.
— Un lecteur du Monde, concentré, n’aura pas subi la hideur de Châtelet. Le Monde l’accapare, c’est dire.
— Un couple de quinquas, complices et souriants, nous laisse à Gare du Nord.

Saint-Denis: la téléphoniste qui clamait comme les chœurs de Bayreuth nous a laissés (mais pas sans voie). On n’entend plus que la plainte grinçante des roues mordues par les rails. Somnolence généralisée quand même.

Sarcelles: le RER D est reparti sans moi, sans emporter non plus le jour. Si aveuglant soit-il encore, le soleil a entamé sa descente. Il fait clair, mais l’ombre domine le ciel bleu que fend un avion filant sur Roissy sans couvrir les jeux d’enfants.

Les tweets

(Voilà un tweet qui manque un peu… de tenues, pour le coup.)

(8 bis, en fait.)

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